© P. Thomas Heck SVD, directeur de bibliodrame - Missionnaire du Verbe Divin

Introduction au bibliodrame

Table des matières

1. Bibliodrame, nom et signification (vue générale)

2. Origine de la méthode à présenter

3. Le bibliodrame dans le cadre de la pastorale biblique

4. Le but de bibliodrame

5. Pour qui et quand la méthode est-elle adaptée ?

6. Le bibliodrame au complet sous la direction d'un guide qualifié

7. Le choix du texte

8. La répartition du texte dans la salle

9. Bibliodrame n'est pas du théâtre

10. L'élément de l'identification

11. Les règles principales pour le bibliodrame

12. L'animateur de bibliodrame

13. Mon expérience personnelle

14. La relation entre l'exégèse et le bibliodrame

15. Bibliodrame, une méthode spirituelle

16. Une méthode œcuménique / interreligieuse

17. Littérature

 

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1. Bibliodrame, nom et signification (vue générale)

Le terme « bibliodrame » se compose des deux mots : biblion (grec : livre, ici : la bible) et drame (grec : action, processus). Il est formé en analogie avec le mot « psychodrame » et apparaît dans la littérature dès l’année 1967. Ainsi est désignée une méthode qui cherche à explorer des textes bibliques dans l’action. Dès le début des années soixante-dix du siècle passé elle s’est développée à partir de multiples origines (comme p.ex. le psychodrame, le théâtre chrétien, la pédagogie du jeu et du théâtre, le travail sur le corps, la théologie féministe et autres).

Bien qu’il y ait une grande diversité d’écoles et d’approches pratiques, quelques éléments que tous ont en commun se laissent énumérer. Le bibliodrame peut être décrit comme :

bulletla transposition d’un texte biblique dans le jeu,
bulletpar le moyen de l’identification aux rôles donnés,
bulletayant pour objectif l’approfondissement de l’expérience de soi et de l’Ecriture.

Le bibliodrame peut être qualifié de méthode d’interprétation biblique qui vise l’homme dans son entièreté, dans la mesure où la perception du texte intègre toutes les dimensions de l’homme dans son unité de corps, âme, esprit ainsi que dans sa dimension sociale. Le bibliodrame donne lieu à la rencontre et par un processus de dialogue qui s’engage à plusieurs niveaux entre le texte et l’homme, une nouvelle spiritualité biblique devient possible.

Le bibliodrame invite à découvrir l’importance de textes bibliques dans la situation de foi personnelle. Il offre la possibilité d’entrer dans les textes et d’entamer un dialogue avec eux. Le « fossé vilain de l’histoire » évoqué par l’exégèse, qui s’ouvre entre le texte de l’Ecriture Sainte et nous les hommes modernes, semble avoir trouvé un pont dans cette méthode. Les textes commencent à parler à nouveau et chacun peut entrer en communication avec eux, sans avoir fait des études en théologie. Le participant peut s’apercevoir comment ses propres expériences s’entrelacent avec celles inscrites dans le texte. Voilà probablement la raison pour le succès du bibliodrame.

2. Origine de la méthode à présenter

La méthode de bibliodrame ici présentée s’est développée sur la base des évolutions des années 1969 et 1970 : d’une part l’apparition du counseling1 (la « relation d’aide », Carl Rogers) et d’autre part du modèle kérygmatique2. Ce modèle est le plus proche de la pastorale herméneutique : la pastorale comme accompagnement spirituel et épanouissement de la spiritualité.

Le modèle de bibliodrame de Nicolaas Derksen et Herman Andriessen (deux prêtres Assumptionistes des Pays-Bas) s’est créé à partir de la pratique. Les aspects particuliers de ce modèle sont les critères du choix de texte, de la répartition du texte dans la salle et du premier tour des rôles.

Il est probablement le modèle le plus adapté pour le travail pastoral en paroisse. Un espace ouvert se crée en même temps pour la rencontre et pour le mystère de Dieu, car c’est le texte biblique qui peut parler pour soi-même, et dans le jeu il y a toujours de la place pour des saints et pour la sanctification.

La pastorale a pour but de rendre les hommes aptes à appréhender la vie dans la lumière de la foi et – où possible – de l’accompagnement spirituel (dans le sens le plus profond : cura animarum - charge des âmes). C’est l’une des plus importantes charges de la communauté des croyants, qui dans son ensemble est orientée sur le désir de Dieu et sur l’humanisation du monde, dans lequel nous vivons.
________

1 Le counseling, forme d’accompagnement psychologique et social, désigne une situation dans laquelle deux personnes entrent en relation, l’une faisant explicitement appel à l’autre en lui exprimant une demande aux fins de traiter, résoudre, assumer un ou des problèmes qui la concerne.

2 Dans les années trente du 20ème siècle J. A. Jungmann a formulé le postulat d'une « théologie de l’annonce » indépendante contre la théologie classique, qu’il jugeait trop abstraite et rigide, contre le fossé entre la science et l’annonce ainsi que contre la pauvreté du sermon et de la pastorale. C’est à partir de cette idée que le « mouvement kérygmatique » a surgi, qui poursuivait le but de concevoir la théologie comme l’annonce du message biblique de salut, par lequel Dieu lui-même touche les auditeurs directement, qui évoque la réponse de conversion et de foi et qui dans l'église invite au royaume de Dieu. Est devenu constituant pour son contenu la « hiérarchie des vérités », pour la forme la priorité du kérygma avant le dogme et la théologie. A partir des années 70 du 20ème siècle le mouvement kérygmatique commence à être remplacé par le postulat spirituel de l’« évangélisation » en tant que transformation biblique des individus ensemble avec leur culture, mais de l’autre côté aussi par l’essai de la sécurisation du dispositif de la foi dans des catéchismes et des écrits doctrinaux.

3. Le bibliodrame dans le cadre de la pastorale biblique

« Comprends-tu vraiment ce que tu lis ?» Comme le racontent les Actes des Apôtres, c'est avec cette question que Philippe aborde le haut fonctionnaire éthiopien, qui, après son pèlerinage à Jérusalem, retourne chez lui, plongé dans la lecture d'un passage des Écritures. L'Éthiopien répond par une autre question, qui est en même temps une demande d'aide. « Et comment le pourrais-je, si je n'ai pas de guide ? » Et il se développe, à partir de là, un dialogue sur les Saintes Écritures d'Israël et sur la signification de Jésus de Nazareth. À la fin, l'eunuque demande à être baptisé, puis il poursuit son chemin dans la joie (cf. Ac 8, 26-40).

Ce récit de conversion peut servir d'échantillon pour la proclamation chrétienne : il est mieux d’offrir de l'aide pour une meilleure compréhension des Écritures et de proposer un dialogue ouvert, face à face, au lieu de présenter des vérités toutes faites ; il est mieux de parler des expériences personnelles où l’on a éprouvé le pouvoir libérateur du message biblique, au lieu d’enseigner au cœur tiède des vérités souvent détachées du vécu ; il est mieux d’entrer en communion avec l'autre à cause de sa motivation intérieure, et non pas par contrainte ; ce sont là des éléments d'une pastorale biblique moderne et responsable.

Comprends-tu bien ce que tu lis ? Comprendre la Bible, cela veut dire en premier lieu la lire. Lire, c'est s'engager dans le message du texte qui nous incite, en tant que lecteurs et lectrices, à agir concrètement. Comprendre la Bible signifie, par conséquent, la laisser stimuler notre vie, y laisser pénétrer son message, trouver notre rôle propre dans l’événement de l’annonce. Juste dans cet visée il se présente une assez nouvelle méthode d'accès à la Bible, qui met en pratique les trois temps traditionnels de la pastorale biblique, lire, comprendre, agir, d'une manière créative et globale : le bibliodrame.

4. Le but de bibliodrame

Le but de cette méthode d'interprétation de la Bible est de pénétrer dans le texte de manière ludique, pour établir un rapport entre l'expérience et le point de vue personnel, d’une part, et le contenu et le message de l'Écriture, d’autre part. Concrètement, cela se fait par la dynamique et le mouvement, par des représentations scéniques, par la danse, des exercices corporels etc. C’est une façon de mettre en scène la Bible, cependant non pas devant un public, mais plutôt pour le vécu intérieur des participants, pour les mettre physiquement, émotionnellement, spirituellement et socialement en contact avec le courant créateur de la parole de Dieu. Le bibliodrame vise une culture de vie et d’échange, dans laquelle la relation de foi peut s’exprimer directement : la relation avec Dieu, avec Jésus et avec les textes de l’Ecriture, dans lesquels cette relation s’est manifestée.

Le bibliodrame veut :

bulletfaire découvrir la première et la plus importante source de la foi, l’Ecriture Sainte,
bulletmettre en relation cette source de foi avec les hommes en illuminant leurs histoires personnelles de vie et de foi,
bulletfavoriser la communication entre les participants, dans leur engagement personnelle avec leurs perceptions, pensées et émotions,
bulletencourager à s’aider mutuellement et faire valoir ses talents, les uns pour les autres,
bulletfaire apprendre ensemble avec et par les autres,
bulletpermettre de s’acquérir une nouvelle compréhension de la foi et de l'Ecriture et
bulletrendre apte à s’approprier de sa propre foi.

5. Pour qui et quand la méthode est-elle adaptée ?

Cette méthode est employée sur le champ pratiques de la pédagogie de religion et de la catéchèse aussi bien que dans la formation permanente théologique et ecclésiastique. Des éléments bibliodramatiques peuvent très bien enrichir comme éléments d’expérience la liturgie, le partage biblique, l'éducation religieuse etc.

Conditions que les participants doivent remplir :

bulletavoir de l’intérêt pour la Bible,
bulletêtre disposé à travailler sur les expériences propres de vie,
bulletavoir pris librement la décision de participer au bibliodrame,
bulletêtre disposé à cheminer dans un processus de groupe et
bulletaccepter de ne porter rien de confidentiel à l’extérieur, de ce qui se passe dans le groupe.

Ne sont pas exigés : Talent d’acteur, connaissances approfondies de théologie ou d’exégèse.

Le bibliodrame crée un espace où les participants peuvent se libérer d’une compréhension de textes bibliques trop intellectuelle ou trop étroite, où ils peuvent entrer dans un mouvement vivant avec le texte, apprendre à découvrir, à interpréter et à changer leur propre histoire de vie dans la lumière de la parole de Dieu. Le bienfait et le défi de cette approche intégrale se trouvent dans la confrontation de ce qui émerge dans le bibliodrame avec les façons habituelles de vivre et de croire au niveau personnel ainsi que traditionnel (cf. étape de l’évaluation).

Dans le bibliodrame il se montre toujours à nouveau combien d’obstacles et de résistances doivent être dégagés jusqu’à entrer en contact avec son désir profond. C’est un processus tellement important que d’arriver à une ouverture au désir que Dieu garde envers nous.

D’après Karl Rahner l’essentiel de la foi chrétienne c’est de pouvoir accepter la vie entière et concrète de l’homme dans toute sa complexité. Que l’homme puisse pleinement dire oui à soi-même, sans pour autant être fermé à l’expérience qui le confronte radicalement avec les côtés sombres et menaçants de son existence. Le courage qui est nécessaire de s'exposer à son propre caractère et à la société est relié avec la foi, qui voit Dieu sillonner et soutenir toutes les dimensions de la vie par son don qui est la grâce.

Dans le bibliodrame le participant n’entend point de directives morales que l’on revendiquerait de lui, mais plutôt il est pris à la main dans sa recherche personnelle de qui il est réellement. Au fur et à mesure qu’il découvre les limites et les côtés sombres emballés dans le patronage des personnages bibliques, il devient capable à se corriger. Ce n’est pas un appel moral de l’extérieur qui le pousse à se convertir, mais c’est plutôt un sentir intérieur qui l’encourage à aller de l’avant sur son chemin personnelle de croissance spirituelle. Cette tâche reste pénible, mais elle lui est adoucie parce qu’en même temps il éprouve l’acceptation par Dieu qui embrasse son vrai être.

6. Le bibliodrame au complet sous la direction d’un guide qualifié

Les différentes étapes :

  1. L’animateur ou un participant lit le texte, tandis que les autres prennent soin de bien écouter.
  2. Puis, l’animateur fait la collection des rôles qui se trouvent dans le texte, les notant sur un tableau. Evidemment toute personne joue un rôle, mais aussi à des objets ou des états peut être attribué un rôle. Questions : « Qui est-ce qui joue un rôle ? Quelle chose ou situation joue un rôle dans le texte ? ».
  3. Après cela le passage biblique peut être distribué aux participants, de sorte que, lors d’une 2e lecture maintenant, chacun puisse suivre le texte de ses yeux. Puis l’animateur invite les participants à partager leurs perceptions, leurs pensées et leurs idées par rapport au texte et de chercher des liens. Il est important qu’un échange réel d'expériences puisse se développer et non une discussion.
    Les questions suivantes peuvent aider : « Quels personnes ou rôles te semblent importants dans ce récit ? Qu’est-ce qui a capté ton intérêt lors de l’écoute du texte ? Où est-ce que tu t’es accrochés ? Pense au contexte social du texte biblique et au tien propre. »
  4. Après 10 à 15 minutes l’échange peut être clôturé. Ensuite le texte est lu une nouvelle fois.
  5. Maintenant le passage est réparti dans la salle par une localisation de différents lieux. Au récit et sa signification est donné un espace, de sorte que les rôles et la géographie du texte deviennent visibles devant l’œil de chacun.
  6. Les participants sont demandés de passer par chaque lieu en vérifiant les sentiments que celui évoque en eux. Ils choisiront un rôle qui en ce moment leur convient existentiellement et ils se rendront, dans le rôle choisi, à l’endroit respectif.
  7. L’animateur du jeu dans un premier tour demande à chacun, qui il est. A partir de ce moment-là le participant est entré dans son rôle ; désormais il répondra au nom et parlera à partir de la personne ou du symbole choisi. L’animateur aide le participant à entrer plus profondément dans le rôle en questionnant en détail sur la signification et la vie qu’il met dans son rôle.
  8. Le jeu proprement dit démarre. L’animateur du jeu commence un entretien avec un des participants et tente de le faire avancer aux sentiments de désir ou de peur ; il aide aussi à se mettre en contact avec les autres. Les participants peuvent agir de leur propre initiative et réagir sur les actions des autres – tout ceci cependant seulement dans le contexte du rôle choisi.
    Les règles de base sont : respect devant l'expérience de chacun ; respect devant la liberté de chacun ; respect pour le texte, tel qu’il a été choisi et respect pour le genre théologique des rôles dans le texte.
    Le jeu durera environ un trois quarts d’heure. Alors le guide mettra fin au jeu et demandera aux participants de sortir de leurs rôles.
  9. Pause.
  10. S’ensuit une évaluation sur ce que chacun a vécu dans son rôle et quelle signification il peut donner à cette expérience sur le fond de sa propre histoire de foi.
  11. A la fin, le texte est lu une dernière fois – maintenant les expériences faites dans le jeu enrichissent l’écoute.

7. Le choix du texte

Pour le travail bibliodramatique conviennent de préférence des textes de l’Ancien ou du Nouveau Testament qui montrent une structure d’action. Dans l’Ancien Testament p.ex. les histoires des pères ou du cycle de l’exode. Dans les évangiles (notamment les synoptiques) et les actes des apôtres : les vocations, les guérisons, les expulsions de démons, les résurrections, les miracles, les rencontres etc.

D’un coté le passage choisi doit présenter une affaire close, de l’autre coté il ne doit pas être trop long. La répartition du texte en des sections que l’on trouve dans beaucoup d’éditions de Bibles peut ici servir de point de repère. Plus difficile à manier sont les paraboles, les enseignements, les textes de prière, de sagesse et les textes chargés de symbolisme. Ils exigent une connaissance théologique poussée et un plus d’expérience.

8. La répartition du texte dans la salle

Un élément constitutionnel pour le bibliodrame c’est la répartition du texte dans l’espace. Le texte se trouve visualisé, de façon qu’une exégèse à trois dimensions puisse se réaliser.

La répartition est beaucoup influencée par la géo-théologie. Une tendance dans la théologie qui prend pour point de départ le paysage et la mémoire de l’histoire de foi : la signification mytho-historique qui, au courant de l’histoire, s’est alliée avec la géographie du paysage, avec la topographie et avec le texte, comme il est actuellement devant nous.

Par exemple « jardin » dans la Bible n’a pas seulement une signification mythique et archétypique, mais aussi une signification de l’histoire de foi. Le mot peut avoir plusieurs significations, qui toutes jouent leur rôle propre, mais sont aussi alliées d’une certaine manière. Le jardin, c’est le paradis, c’est le jardin du cantique des cantiques, c’est le jardin de Gethsémani, c’est le jardin de la crucifixion et c’est encore le jardin de Marie de Magdala et du présumé jardinier. Voilà quelques échantillons pour démontrer comment la typologie biblique traduit la mythologie dans l’histoire concrète et enracinée en l’homme qui s’épanouit. Chaque indication géographique dans la Bible ouvre ainsi une piste d’interprétation.

C’est l’animateur qui au préalable doit avoir acquis une bonne intelligence dans le texte et ses lieux d’importance en ayant suivi pour lui-même toutes les étapes préparatoires. Il dessinera l’espace en correspondance avec l’échange tel qu’il s’est développé dans le groupe. La répartition dans la salle servira d’esquisse de son interprétation.

La question cruciale concernant la répartition, c’est celle sur le centre théologique du texte, qui, lui, doit être rendu visible, audible et tangible. La répartition du texte dans la salle, c’est de l’exégèse visualisée. Elle donne la possibilité de pouvoir parcourir les rôles et les lieux, de manière que les participants puissent se promener dans leur entité corps-âme-cœur dans le récit biblique. En s’identifiant à un rôle donné ils peuvent se situer à un endroit précis et vivre les évènements à partir de la perspective du rôle.

En quelque sorte le texte biblique sort de sa limitation à deux dimensions tel qu’il se trouve imprimé dans la bible et il en gagne la troisième. Le récit sort du livre de la bible pour devenir palpable avec tout l’être. Je peux me poster au bord du lac de Gennésaret, sentir l’air qui y souffle, regarder les gens debout ou assis autour de moi, réfléchir sur les sentiments que j’éprouve à l’instant etc. De cette manière je deviens compatriote de Jésus et des autres personnes sur lesquelles porte le texte. Ce n’est plus le texte qui doit entrer dans mon cerveau, mais c’est moi qui entre entièrement dans le texte biblique et ses événements.

9. Bibliodrame n'est pas du théâtre

Le bibliodrame n’est pas de saynète biblique avec des rôles et des dialogues prédisposés, dans un scénario où l’on juge les acteurs sur leur habilité de faire apparaître un jeu comme de la réalité. Les acteurs du théâtre doivent développer le talent de faire semblant. Ils doivent redire un monologue tout triste ou faire sortir des larmes, tandis que leur cœur peut-être est tout joyeux. Ils doivent s’écrier de joie devant le publique, tandis que leur vie personnelle les mène peut-être dans la dépression.

Bien que le bibliodrame soit une sorte de mise en scène (le mot « drame » provient du grec : action, événement), ses participants ne sont pas appréciés sur leur talent d’acteur, au contraire plutôt, le plus ils développent le rôle choisi d’une manière authentique à partir de leur expérience de foi et de vie personnelle et en même temps à partir du texte biblique, plus ils atteignent le but de la méthode : entrer en contact de cœur en cœur avec Dieu à travers sa parole, avec le groupe et avec le tissu du destin personnel. C’est alors qu’un événement de l’histoire gagne de l’importance dans l’aujourd’hui, et de la sorte il peut transformer l’avenir.

L’Ecriture se réalise dans l’action au drame. Le texte n’est pas seulement entendu, lu ou médité dans la foi, mais il est traduit dans l’action. Et c’est par là que le groupe, d’abord constitué d’individus, évolue à une communauté dans la foi.

Dans le bibliodrame c’est l’Ecriture qui se met au centre de l’agir de l’homme. Le texte biblique se réveille pour une nouvelle vie en des personnes, qui se retrouvent avec leurs propres expériences de vie dans le passage choisi. De la manière le message de la Bible devient à nouveau un bon message vivant et vivifiant. Les textes et les récits de la bible recouvrent d’un nouveau son et d’une nouvelle couleur. En entrant dans l’intelligence de veilles histoires, il devient possible d’accueillir une nouvelle façon de penser. Elle, à son tour, encourage à entrer en action et fait en sorte que de vieilles histoires se rendent présentes d’une nouvelle manière. Voilà, l’influence mutuelle entre l’homme, l’église et le texte de la Bible. Les hommes ainsi que la communauté formée par eux qui est l’église et le texte se renouvellent. Tous ils seront vivants.

De la sorte les hommes relient le ciel avec la terre. Ils forment une communauté qui constitue la mémoire. Et faire la mémoire, cela signifie prendre part à la rédemption. Par leur agir communicatif ils sont devenus communauté qui fait mémoire et qui redit les récits. La grande histoire se redit dans la petite histoire personnelle d’un humain, qui, elle, reprend sa vitalité originale et se renouvelle, devient authentique, effective et vitale.

Il s’agit de mettre en évidence le vécu et la réflexion du groupe et non le jeu dramatique. Le bibliodrame aide à découvrir la confrontation de situations, d'idées et d'émotions pour ainsi faire comprendre les différentes tensions contenues dans le texte. Vous ne faites pas une représentation théâtrale, mais vous essayez de vivre intérieurement ce qui se joue dans le texte. Laissez à chaque joueur le soin de choisir sa place dans l'espace scénique. Il peut rester debout, s'asseoir ou se coucher par terre, selon les caractéristiques de son personnage.

10. L'élément de l'identification

L’élément de l’identification avec un rôle permet d’entrer en profondeur dans le texte biblique, moins par une recherche mentale mais plutôt par un approchement intégral. Ce n’est plus la tête qui s’efforce à comprendre le sens de la parole de Dieu, mais c’est plutôt le Verbe Divin qui reçoit la possibilité de me saisir dans mon entièreté.

Par cette méthode, qui est constitutive pour le bibliodrame, une mémoire vivante peut se constituer. En choisissant et en adaptant un rôle, la personne avec sa propre histoire de foi et de vie, se met dans un rapport étroit avec le rôle biblique. Les rôles du passage de la Bible touchent les cordes intérieures du participant en évoquant en lui des images, des pensées, des sentiments. En s’identifiant au rôle, la personne entre dans un dialogue intérieur. Si le participant au bibliodrame arrive à s’engager dans le rôle choisi avec ses propres mots, sentiments, gestes et expériences, le contact se crée entre le rôle biblique est la personne dans l’aujourd’hui. Si cette jonction réussit, la mémoire ne reste plus cachée dans le passé mais peut émerger dans le présent et y exercer son effet.

S’il est souhaitable que les participants s’identifient à leurs rôles, le rôle donne aussi la possibilité de garder une certaine distance. C’est un espace extérieur et intérieur qui s’ouvre pour eux, puisque d’un côté ils s’engagent eux-mêmes dans le jeu des personnes bibliques, mais de l’autre côté ils sont impliqués par leur propre histoire de vie et de foi.

Jouer au bibliodrame, encore davantage que travailler avec d’autres méthodes bibliques, signifie, s’exposer à la puissance bouleversante de la parole de Dieu. A force de jouer régulièrement à cette méthode, on apprendra à habiter les récits de l’Ecriture, on apprendra à être plus en contact avec soi-même et avec les autres. Ce chemin réserve bien des étapes, des fois difficiles et défiantes, des fois édifiantes et encourageantes. Il y a des moments de confrontation, de consternation et il y en a de jubilation et de satisfaction. Il y a des luttes intérieures et il y a le sentiment d’avoir gagné.

Il se peut que l’on fait un long chemin à partir de l’écoute d’un texte jusqu’à en trouver un rôle et à se mettre en contact avec dans la lumière de la foi. D’abord on écoute le texte et on s’accroche à quelque chose. Un premier contact se crée, un faible pressentiment, quel rôle en ce moment me pourrait convenir au mieux, une intuition, de ce que le texte veut dire. Une affinité au texte est en train de s’établir.

Alors on entre dans un rôle, peut-être encore un peu incertain de s’il est celui qui convient. On ne peut savoir au préalable ce qui va en sortir pour ma personne, lorsque je me mets à dialoguer avec l’animateur, avec les autres et avec le texte. C’est alors que l’identification est sur le bon chemin de se réaliser.

Et le jeu dramatique commence. Maintenant l’on est réellement un disciple ou le centurion, l’on est Marthe ou Marie, l’on est Moise ou Elie. D’une manière je suis le rôle même, bien que j’aie peut-être le sentiment de ne pas pouvoir le remplir convenablement. On tâtonne et cherche dans son rôle ainsi que dans la relation et l’interaction avec les autres participants. Au fur et à mesure on se rend compte de ce que ce rôle implique et n’implique pas, on réalise lentement, quelles sont les significations primordiales et lesquelles jouent plutôt un rôle subordonné. Il y a des sentiments qui surgissent : « Je me sens à l’aise dans cette maison. », « Ce que tu viens de dire, ça m’agace. » Le rôle devient de plus en plus palpable et gagne de profil.

La personne se fondra progressivement avec le rôle jusqu’à ne plus faire qu’un seul tissu. L’expérience propre de vie fait en sorte que la personne s’épanouisse toujours davantage dans le rôle. On dit des choses dans la lumière du texte, qui sont de grande importance dans la vie personnelle : « En ceci je suis sensible », « Ceci est sacré pour moi ». C’est alors que la médiation réussit. Plus le rôle est ancré non seulement dans la biographie propre, mais aussi dans le texte biblique, plus la médiation joue. De cette manière le participant peut faire l’expérience heureuse : moi aussi, à ma façon, j’ai ma place dans ce récit.

11. Les règles principales pour le bibliodrame

Pour aboutir à ce que ce modèle de bibliodrame veut réaliser, à en savoir : l’échange de foi interpersonnelle sur la base de l’Ecriture, la rencontre profonde avec le texte, la sensibilisation pour l’expérience personnelle et celle des autres, il s’avère nécessaire de suivre ces quelques règles principales :

bulletGarder du respect envers l’expérience des autres participants et de la mienne propre,
bulletgarder du respect envers la liberté des autres participants et de la mienne propre,
bulletgarder du respect envers le texte biblique, qui est la base du jeu dramatique et
bulletgarder du respect envers la signification théologique des rôles, représentés par les participants.

La communication peut s’intensifier à mesure que les participants font glisser leur propre histoire dans leurs rôles choisis. Il est important d’avoir du respect devant sa propre expérience et que l’on se donne la permission de s’engager toujours davantage dans le jeu. Mais le participant ne doit pas être poussé, en respect de sa liberté, la décision jusqu’où aller reste chez lui.

12. L'animateur de bibliodrame

L’animateur, en premier lieu, est avocat des participants, de leurs histoires ainsi que du texte biblique. Comme tel, l’animateur se met au service de la médiation au mystère.

Le bibliodrame peut être pratiqué dans son ensemble sous la direction des agents professionnels ou des laïcs qualifiés. Ils auront suivi une formation d’un à deux ans qui portera sur les éléments suivants :

bulletLe bibliodrame et l’exégèse : l’exégèse historico-critique, contexte de la théologie biblique, exégèse pratique.
bulletLe bibliodrame et la pastorale : bibliodrame comme approfondissement de l’expérience de la foi, comme procès de relation entre le texte de l’Ecriture, le texte de la vie et le texte de la foi, comme développement de communication dans la foi et comme élément promoteur de l’ecclésiogenèse.

Le travail avec les éléments de bibliodrame est recommandé à des initiés ayant fait eux-mêmes plusieurs expériences. Le choix du modèle de travail dépendra de la compétence de l’animateur, de l’objectif pastoral, des attentes et de l’ouverture du groupe ainsi que du facteur temps. On a besoin de trois heures, si l’on veut développer un bibliodrame au complet. Evidemment le groupe doit être questionné sur son avis au préalable.

13. Mon expérience personnelle

Pour moi, il est devenu important que le bibliodrame offre un espace, et il s’agit d’un espace divin, puisque c’est l'Ecriture Sainte qui l’ait dessiné, un espace que Dieu lui-même ouvre et protège, pour que le participant tel qu’il est puisse se trouver agrée et accepté. Seulement dans un tel espace libre et manquant de toute sanction morale, l’homme peut trouver accès à des sentiments qui jusqu'ici n’avaient pas de place dans sa vie, parce qu'ils ont été jugés inadaptés, honteux, défendus ou désagréables. Sous la protection de la personne biblique cependant, le participant peut se rendre compte de son côté sombre, puisque la Bible nous ne montre pas un David et un Salomon, un Pierre et un Paul dans une lumière idéalisée, mais n’hésite pas de nous rapporter tout consciemment leurs méfaits et leurs côtés sombres.

J’aimerais comparer cela à la pratique de Jésus qui rassemblait les gens autour d’une table pour prendre le repas ensemble avec eux. Jésus n’a pas dit aux collecteurs d’impôts et aux autres pécheurs : Avant que vous puissiez entrer en communion avec Dieu, faites d’abord un effort de suivre les commandements, de ne plus escroquer les gens etc. C’est exactement le contraire ce qu’il a fait. Sans poser des conditions, il a invité les gens pour le repas commun et il s’est assis avec eux autour d’une table, pour qu’ils puissent goûter dans la communion avec lui l’amour et l’acceptation de la part de Dieu. Pour beaucoup justement cette expérience leur a donné la motivation de revenir sur leurs pas, de dire au revoir à leur vieux mode de vie corrompue et d’entamer une nouvelle vie fondée sur une relation assainie avec Dieu.

Cela me semble comme une parabole pour l'effet du bibliodrame : La parole de Dieu qui nous présente les différents personnages, offre de l'hospitalité à ma vie dans ses hauteurs et ses dérives, avec les côtés sombres et lumineux. Si je me permets d’entrer dans cette communion et si je me fais prendre à la main par les personnes bibliques, c’est alors que je peux faire des expériences, qui m’ouvrent les yeux pour des blocages et des refoulements. A partir de là je peux éprouver une libération et une nouvelle proximité de Dieu.

Le bibliodrame est une méthode de travail biblique, qui donne occasion à ce que la parole et le message de Dieu dans l’Ecriture puissent se comprendre sur le fond du « livre de vie ». La Bible devient palpable à partir de l'expérience personnelle de vie et de foi. Avec l’aide de l’Ecriture la vie peut être déchiffrée et ses expériences interprétées. Enfin il devient possible de jeter un regard plus approfondit et renouvelé sur le message de l’Ecriture.

La parole notée et conservée sur du papier dans un premier temps n’a pas de vie. Cela change lors du processus du bibliodrame, elle prend figure, elle se met en mouvement et devient vivante. D’un côté elle développe la force d’interpréter la vie du participant, de l’autre elle donne la possibilité, de s’approcher de Dieu et de faire l’expérience de guérison.

Le bibliodrame offre même la possibilité, de glisser une fois dans un rôle qui au premier abord semble peut-être étrange, mais qui provoque ou pique tout de même. Ce qui apparaît difficile voir inconcevable dans les relations vécues au quotidien, devient possible dans l’espace protégé du bibliodrame : Une fois mettre à coté des modèles de comportement élimés et essayer d'autres manières d’agir.

14. La relation entre l'exégèse et le bibliodrame

Dans le bibliodrame quelques principes importants d'interprétation s’appliquent qui néanmoins sont d’ampleur pour toute approche de la Bible :

Il y a constamment un effet réciproque entre l'analyse et la synthèse. Nous prenons le texte au sérieux, tel qu’il se présente à nous, nous ne l'analysons cependant pas chimiquement, comme s’il s’agissait d’un liquide ou de molécules. On doit comprendre les mots, avant de saisir la signification de toute la phrase, mais en même temps on doit respecter la phrase dans son entièreté, pour donner à chaque mot le poids qui lui convient. Il y a un mouvement répété du général au particulier et du particulier au général de la phrase et du texte.

Chaque texte doit être replacé dans le climat culturel de son temps et dans son contexte historique. Autrement nous ne pouvons pas convenablement comprendre le texte et nous risquons de mettre des intentions sur le dos de l'auteur, que lui ne peut avoir eues.

Il existe toujours une différence entre ce que l’auteur des récits de la Bible a voulu exprimer et les mots, les images et les métaphores, dans lesquels il fait glisser ses pensées pour les transporter. P.ex. Jésus, le ressuscité, transmet une expérience de la foi des disciples, lorsqu’ils revoyaient Jésus après sa mise à mort. S’il s’agit ici d’une vision, d’une perception réelle ou s’il s’est physiquement produit tel que décrit dans le récit, ce n’est pas ça qui est de première importance. On ne peut comprendre les paroles et actes de Jésus comme si un secrétaire se tenait à tout moment à son côté pour prendre de notes des pourparlers et actions de son chef.

Les prophètes et les évangélistes ne sont pas des hommes bizarres, qui se sont livrés à leur hobby. Ils sont des personnes qui transmettent la tradition, dans laquelle vie leur communauté. Les auteurs prophétiques ont voulu, par leurs écrits, garantir la subsistance du témoignage de foi et de l'expérience pratique de la foi dans leur communauté. Les évangélistes ont fixés dans leurs récits, chacun à sa manière originelle et imprégné par le milieu chrétien dans lequel il vivait, la voix vivante de la mémoire et les témoignages des premiers disciples et apôtres.

« Comme Moise et les prophètes, Jésus à son tour envoie ses disciples annoncer le nouveau message et en donner le témoignage, par ce qu’ils ont vu. Car Dieu parle, mais il ne dicte et n'écrit pas. Ainsi dans la religion chrétienne un certain cercle herméneutique s’est formé autour de la voix vivante de la tradition et autour de l'écriture. La tradition, qui maintient vivante la révélation, se réfère à l'Ecriture due à l'authenticité du message confié à elle, afin de l’assurer ; l'Ecriture, elle, est lue et interprétée au sein de la communauté ; il incombe à la dernière de continuer la tâche des prophètes et de Jésus, le messie. » (Vergote)r.

15. Bibliodrame, une méthode spirituelle

Le bibliodrame se voit dans le cadre de la spiritualité pratiquée et de la pastorale et non dans celui de la doctrine ecclésiale. Cette spiritualité se développe à partir de l’action concrète autour du texte biblique, qui est à la base du jeu. Le contenu se développe lors du processus dramatique. Les seuls points fixes dès le départ sont ceux-ci : le participant entre en contact avec Dieu, avec les autres et avec soi-même dans le cadre d’un texte de l’Ecriture.

Par leur jeu, les participants développent une spiritualité, il font un chemin spirituel qui se montre dans la Bible et dans la tradition (voir les pères de l’église et les grands mystiques du moyen âge), mais aussi dans l’actualité : d’une manière moderne, dans les paroles propres des hommes et des femmes de notre temps, dans la vie quotidienne avec les expériences d’aujourd’hui.

Par l'action - verbale et non-verbale – les participants n’apprennent pas seulement mieux l'Ecriture Sainte, mais ils arrivent également à entrer en meilleur contact avec leur vie de foi, et la compréhension de la Bible s’élargit et s’enrichit. Le bibliodrame est un excellent instrument pour favoriser l’épanouissement spirituelle et pour une mise à jour de sa relation avec Dieu.

Le bibliodrame donne occasion aux participants de se sentir chez soi dans les récits de foi, de les habiter dans la communication avec eux-mêmes et avec les rôles des récits. En faisant ainsi, les participants apprennent à communiquer la foi, l’un à l’autre. Ils apprennent à regarder leur situation de vie actuelle et à l’interpréter dans la lumière de la foi, ceci par un regard en arrière dans l’histoire et par la prise en considération de l’avenir. Le bibliodrame aide à vivre plus authentiquement.

16. Une méthode œcuménique / interreligieuse

L’expérience dans de groupes mixtes par rapport à leur confession montre, que les participants donnent beaucoup moins d’importance à l’histoire de l’église et la vérité théologique qui diffèrent selon leur origine, par rapport à la recherche collective du vivant, de la plénitude du Jésus Messie sur la base du texte biblique qui est au centre. Il se montre que Jésus Messie est la norme dans l’église qui confronte et libère.

Il serait pensable, de faire une fois, avec des textes de l’Ancien Testament, l’expérience interreligieuse en invitant des participants appartenant aux religions appelées abrahamites. C.-à.-d. celles qui se réfèrent à la personne d’Abraham comme modèle de foi et qui, en partie ou dans la totalité, se basent sur les écrits du Premier Testament, à savoir : les chrétiens de toute confession, les juives et les musulmans.

A ce sujet je cite Hermann Häring3 : « La foi chrétienne n’est pas en première ligne liée à une certaine doctrine, une éthique ou une pratique de liturgie, mais plutôt à une personne qui a interprété la tradition juive d’une manière créative et libre à en faire une pratique de vie. Ce qui est important, c’est cette personne-là et la mise à jour toujours nouvelle de ce que signifie être à sa suite. » Pour cette mise à jour et pour s’apercevoir de l’appel à le suivre, l’action bibliodramatique peut être considérée comme un instrument de premier choix.
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3 Häring, Hermann. "Opnieuw leren wat wij zijn vergeten" [De nouveau apprendre ce que nous avons oublié] in: Tijdschrift voor theologie 35 (1995): 170.

17. Littérature

employée pour cet exposé

Derksen, Nico. Bibliodrama : Impulse für ein neues Glaubensgespräch. [Des propos pour un nouvel échange dans la foi] Übers. aus dem Niederländischen. Düsseldorf, Patmos, 2005.

Herzog, Susanne. „Bibliodrama“ in: Volker Drehsen u.a. (Hgg.). Wörterbuch des Christentums. [Encyclopédie du christianisme] Gütersloh, Gütersloher Verlagshaus Gerd Mohn, 1988: 151s.

Heinz, Hanspeter. „Kerygma“ in : Lexikon für Theologie und Kirche. [Dictionnaire de la théologie et de l’église] Walter Kasper (Hg.) Bd. 5. Freiburg i. Br., Herder, 31996: p. 1410.

Tourette-Turgis, Catherine. « Le counseling » dans : collection Que sais-je ?, Paris, PUF, 1996, p. 25.

supplémentaire

Andriessen, Herman und Nico Derksen. Lebendige Glaubensvermittlung im Bibliodrama : Eine Einführung. [Transmission vivante de la foi dans le bibliodrame: une introduction] Übers. aus dem Niederländischen. Mainz, Matthias-Grünewald, 21991.

Martin, Gerhard Marcel. Sachbuch Bibliodrama: Praxis und Theorie. [Bibliodrame: la pratique et la théorie] Stuttgart, W. Kohlhammer, 21995.
Fédération Catholique Biblique (éd.). Bibliodrame : La Bible mise en jeu. Bulletin Dei Verbum. N° 66/67. Édition Française. 1-2/2003.

Pauler, Norbert. Bibliodrama: lebendige Erfahrungen mit „alten“ Texten. [Bibliodrame : des expériences vivantes avec de „vieux“ textes] Stuttgarter Taschenbücher Bd. 22. Reihe Glauben erfahren mit Hand, Kopf und Herz. Stuttgart, Katholisches Bibelwerk, 1996.

Des informations supplémentaires dans le web :

www.deiverbum2005.org/Bulletin/Bdv%206667_f.pdf (en français) - très à recommander !
www.die-bibel-lebt.de > Français (en allemand ; section française)
www.bibliodrama.com (en anglais)
www.bibliodrama.de (en allemand)
www.biblio-drama.de (en allemand)
www.bibliodrama.net (en allemand)
www.bibliodrama.nl (en néerlandais)
www.bibliodrama-gesellschaft.de (en allemand)
www.bibliodrama-weiterbildung.de (en allemand)

Formations pour devenir animateur de bibliodrame :
www.geistliches-zentrum.de/biblioausbildung.htm (en allemand)
Institut für wissenschaftliche Weiterbildung (IWW) der Philosophischen-Theologischen Hochschule Vallendar (Pallottiner)

www.bistummainz.de/einrichtungen/tpi (en allemand)
Das Theologisch - Pastorale Institut (TPI) in Mainz, Fort- und Weiterbildungsinstitut der Diözesen Limburg, Mainz und Trier für Priester, Diakone, Pastoralreferentinnen und Pastoralreferenten, Gemeindereferentinnen und Gemeindereferenten.

 

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